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Tous les États membres de l’UE peuvent prendre des mesures de protection des données contre Facebook, selon un tribunal de l’UE

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Les régulateurs de la protection des données dans n’importe quel pays européen peuvent porter plainte contre Facebook, même s’ils sont réglementés en Irlande, selon un avis de la Cour de justice de l’Union européenne.

L’avocat général Michal Bobek a estimé qu’en vertu du Règlement général européen sur la protection des données (GDPR), l’un des 27 États de l’UE peut prendre des mesures en matière de protection de la vie privée contre l’entreprise de médias sociaux.

L’avis, qui n’est pas contraignant, pourrait conduire à une augmentation du nombre de mesures d’exécution prises contre Facebook et d’autres entreprises qui traiter des données personnelles, si elles sont adoptées par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

La Cour a déclaré dans un communiqué que « l’autorité de protection des données dans l’État où un contrôleur ou un transformateur de données a son principal établissement de l’UE a une compétence générale pour entamer des procédures judiciaires pour violation du GDPR en ce qui concerne le traitement transfrontalier des données ».

« Les autres autorités nationales de protection des données concernées ont néanmoins le droit d’entamer de telles procédures dans leur État membre respectif dans des situations où le GDPR leur permet spécifiquement de le faire », a déclaré la Cour.

Bobek a émis cet avis à la suite d’une tentative du régulateur belge de la protection des données d’engagé une procédure d’exécution contre Facebook en Belgique.

Le régulateur belge a demandé une ordonnance pour empêcher Facebook d’utiliser des cookies, des plug-ins et des pixels pour suivre les citoyens belges sur Internet et restreindre la collecte « excessive » de leurs données personnelles.

Facebook Belgium a fait valoir que depuis l’entrée en vigueur du GDPR, le régulateur belge de la protection des données n’avait plus compétence pour prendre des mesures d’exécution à son encontre.

La société de médias sociaux a affirmé que, étant donné que son principal centre d’opérations en Europe se trouve à Dublin, seul le Commissaire irlandais à la protection des données (DPC) avait le droit d’engagé des poursuites contre Facebook au sujet de son traitement transfrontalier des données.

L’avocat général a estimé, en réponse aux questions de la cour d’appel belge, que si l’autorité responsable de la protection des données dispose d’une « compétence générale » en matière de traitement transfrontalier des données, cela n’empêche pas les régulateurs d’autres pays de prendre des mesures d’exécution.

« L’autorité responsable de la protection des données ne peut pas être considérée comme le seul exécuteur du GDPR dans les situations transfrontalières », a déclaré le tribunal dans un communiqué.

Cette décision, si elle est confirmée par la Cour de justice de l’Union européenne, pourrait donner lieu à de nouvelles réclamations contre Facebook et d’autres entreprises technologiques.

Le commissaire irlandais à la protection des données a été chargé de purger les plaintes relatives à la protection des données contre les grandes entreprises technologiques, y compris les grandes entreprises technologiques américaines, avec le siège européen en Irlande.

Le DPC a lancé 83 enquêtes, dont 27 enquêtes transfrontalières depuis 2018. De ce nombre, 11 des enquêtes transfrontalières ont été menées sur Facebook.

Des préoccupations ont été soulevées quant à savoir si le DPC irlandais dispose de ressources suffisantes pour assurer efficacement la protection des données.

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