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Français Cour suprême soulève des questions constitutionnelles sur le secret du piratage d’EncroChat

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La Cour suprême de Paris a renvoyé une opération secrète de piratage d’État qui a conduit à l’arrestation de milliers de criminels organisés dans le monde entier à la plus haute autorité constitutionnelle française.

Le 1er février, la plus haute juridiction française a estimé que l’opération menée par Français pour infiltrer le réseau téléphonique crypté EncroChat en 2020 soulevait de nouvelles et graves questions qui pourraient affecter les droits et libertés des individus en vertu de la constitution Français.

La décision fait suite à une contestation judiciaire par des avocats devant la Cour suprême de Paris, qui ont fait valoir que les allégations de « secret de la défense » des procureurs laissaient les accusés incapables de contester correctement les preuves contre eux.

Le Conseil constitutionnel français, qui compte parmi ses membres les anciens Premiers ministres Laurent Fabius et Alain Juppé, dispose désormais de trois mois pour décider si les mesures de secret entourant l’opération de piratage étaient compatibles avec la constitution Français.

Nouvelle opération de piratage

La gendarmerie Français a récolté plus de 120 millions de messages prétendument cryptés d’utilisateurs de téléphones EncroChat dans 121 pays, lors d’une nouvelle opération d’interception en 2020, qui a provoqué des perturbations généralisées pour les groupes criminels et les gangs de trafiquants de drogue en Europe et au Royaume-Uni.

La National Crime Agency du Royaume-Uni, travaillant en partenariat avec d’autres forces de police, avait procédé à 1 550 arrestations, saisi 5,8 tonnes de drogues de classe A et B, 57 millions de livres sterling en espèces, 115 armes à feu et 2 879 cartouches en mai de l’année dernière dans le cadre de l’opération Venetic, qui utilisait des messages EncroChat interceptés par le Français.

Distribution des téléphones EncroChat à travers l’Europe

Une conclusion selon laquelle les dispositions relatives au secret entourant l’opération de piratage d’EncroChat – menée par des spécialistes de l’unité de criminalité numérique C3N à Pointoise – pourrait obliger Français procureurs à divulguer des preuves sur l’opération d’interception a jusqu’à présent été dissimulée aux tribunaux en France et dans d’autres pays.

S’exprimant après la décision de la Cour suprême, l’avocat Robin Binsard a déclaré que seul un faible pourcentage des arguments constitutionnels soulevés devant la Cour suprême sont renvoyés à la Cour constitutionnelle. « C’est une très bonne décision », a-t-il déclaré.

« Nous soutenons qu’il n’y a pas de critères et pas de recours pour contester le secret de la défense, donc la loi n’est pas compatible avec la constitution »

Robin Binsard, avocat

« Nous soutenons qu’il n’y a pas de critères et pas de recours pour contester le secret de la défense, de sorte que la loi n’est pas compatible avec la constitution », a déclaré Binsard.

La Cour suprême a demandé au Conseil constitutionnel basé à Paris de décider si les lois invoquées par les procureurs Français pour extraire des données du réseau de cryptophones EncroChat affectaient les droits et libertés garantis par la constitution Français.

Nouvelles questions constitutionnelles soulevées

La Cour suprême a estimé que les articles du Code de procédure pénale invoqués dans l’affaire EncroChat pouvaient être dûment examinés par le Conseil constitutionnel, car ils soulevaient une nouvelle question constitutionnelle.

« La question soulevée est de nature sérieuse », a constaté la décision publiée cette semaine. Le procureur ou le juge d’instruction a fait le choix d’invoquer le secret de la défense nationale pour l’ensemble de l’opération EncroChat et « pas seulement pour le décryptage des données collectées », a-t-il déclaré.

Cela a pu avoir pour conséquence que « de nombreuses informations utiles pour vérifier la régularité de l’opération ne peuvent être soumises au débat contradictoire, ce qui peut constituer une atteinte excessive aux droits et libertés invoqués ».

Remède efficace

Le conseil, composé de neuf membres, a été invité à décider, entre autres questions, si le code pénal utilisé par les procureurs ne fournissait pas de « garanties juridiques suffisantes et adéquates » et s’il n’offrait pas « des garanties juridiques adéquates ». [legal] recours » aux défendeurs d’EncroChat.

Le conseil décidera également s’il y a eu un examen préalable adéquat de la décision de recueillir des messages non cryptés du réseau téléphonique EncroChat par un tribunal indépendant.

Il s’agit de savoir si le code de procédure pénale français a affecté les droits des personnes accusées de crimes liés à EncroChat à une défense juridique, a affecté le principe de « l’égalité des armes » dans les procédures judiciaires et a affecté leur droit à un recours juridictionnel effectif.

Le conseil déterminera si les codes juridiques utilisés dans l’opération EncroChat ont violé « de manière injustifiée et disproportionnée » la constitution.

Les utilisateurs du téléphone EncroChat ont reçu un message anonyme les avertissant que le réseau avait été compromis et leur conseillant de se débarrasser immédiatement de leurs combinés.

Trois résultats possibles

Français Premier ministre Jean Castex devrait être représenté lors de l’audience. Les avocats et autres parties intéressées, telles que les associations, peuvent également faire des représentations écrites.

La décision du conseil a trois résultats possibles. Premièrement, il peut constater que la loi existante est compatible avec la constitution Français.

Si le conseil estime que la loi est incompatible, il peut décider soit d’invalider la loi couvrant les affaires historiques, ce qui obligerait les procureurs à divulguer des documents aux avocats de la défense décrivant techniquement comment le piratage d’EncroChat a été effectué.

Alternativement, le conseil pourrait révoquer la loi pour les affaires futures, ce qui rendrait plus difficile pour les procureurs Français d’invoquer le secret de la défense lors de futures opérations de piratage.

Français Cour suprême entendra les arguments sur la légalité d’EncroChat

Par ailleurs, la Cour suprême Français doit entendre des arguments sur la légalité de l’opération Français contre EncroChat lors d’une audience le mois prochain.

L’affaire, qui devrait être portée devant la Cour européenne des droits de l’homme, pourrait affecter les poursuites au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Suède, si le tribunal juge l’opération illégale.

La décision intervient après que les avocats parisiens Robin Binsard et Guillame Martine, fondateurs du cabinet d’avocats Binsard Martine, ont déposé une plainte devant la Cour suprême Français selon laquelle l’opération d’interception contre le réseau téléphonique EncroChat viole Français loi et la constitution Français.

Binsard et Martine contestent le refus de la gendarmerie Français de fournir aux accusés des informations sur l’opération de piratage au motif du « secret de la défense ».

Ils affirment que pour que les accusés aient un procès équitable, la police Français devrait expliquer comment ils ont obtenu des preuves interceptées à partir de téléphones EncroChat et fournir un certificat pour authentifier les données et les messages interceptés.

Les avocats affirment que Français spécialistes de la criminalité informatique sont allés au-delà de l’autorité légale qui leur a été accordée par les juges d’un tribunal de Lille.

Parmi les décisions de justice contestées figure une ordonnance exigeant Français fournisseur de services de cloud computing OVH, qui hébergeait les serveurs utilisés par EncroChat dans son centre de données de Roubaix, modifie son réseau pour permettre l’interception.

Les avocats soutiennent que les ordonnances judiciaires, telles que celle empêchant le fournisseur de services cloud OVH de prendre des mesures susceptibles d’affecter le fonctionnement de l’infrastructure d’EncroChat, étaient illégales.

Les gendarmes basés à l’unité de criminalité numérique C3N à Pointoise, avec l’aide d’enquêteurs néerlandais, ont pu prendre secrètement des copies des serveurs et télécharger un « implant logiciel » capable d’extraire des messages en texte brut envoyés sur les téléphones prétendument sécurisés en avril 2020.

Les experts en criminalistique au Royaume-Uni ont fait valoir que le refus de la gendarmerie Français de divulguer des informations sur le piratage a conduit à un « trou noir de preuve » qui a violé les principes acceptés selon lesquels les preuves doivent être correctement acquises et sécurisées avant d’être utilisées dans des affaires juridiques.

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